Prévenir et promouvoir la santé

La vaccination contre les papillomavirus (HPV)

Cancers du col utérin, du vagin et de la vulve chez la femme, du pénis chez l'homme, cancer de l'anus et de l'oropharynx chez les deux sexes, etc. Les papillomavirus humains peuvent causer de nombreux cancers. Être vacciné contre ces virus est donc indispensable pour les filles comme pour les garçons ! Chaque année, 7 130 cancers diagnostiqués (estimation la plus récente) sont liés aux HPV (hommes et femmes), dont 3 160 nouveaux cas de cancers du col de l’utérus. Environ 1 100 femmes en meurent chaque année, un nombre en augmentation.

Vaccin prévenant le cancer

À propos du HPV
Le vaccin HPV pour les garçons et les filles, une arme efficace contre plusieurs cancers et maladies
Une vaccination qui a fait ses preuves dans d’autres pays
L’accès au vaccin en France
Foire aux questions
À propos du HPV

À propos du HPV

HPV est l’abréviation anglaise de « Human Papillomavirus » (papillomavirus humain). Il s’agit d’une famille de virus sexuellement transmissibles très communs. Chacun, peu importe son sexe, son genre ou ses préférences sexuelles peut y être exposé. Il se transmet par contact des muqueuses ou de la peau.

Ce virus est très transmissible et particulièrement contagieux, de plus dans la majorité des cas sa transmission est silencieuse et sans symptôme. Une étude parue dans The Lancet en aout 2023 recherchant la fréquence de ces virus dans la population masculine montrait que la prévalence de ces virus est "élevée" chez les hommes de plus de 15 ans. Et qu’elle serait très élevée parmi les jeunes adultes, atteignant un pic entre 25 et 29 ans (près d’un tiers) et se stabilisant ou diminuant légèrement par la suite.

Près de 80 % des personnes seront infectées par le HPV au cours de leur vie, mais dans la plupart des cas, cette infection sera sans conséquence. Il existe plusieurs types de HPV, mais seuls une douzaine sont dits « à haut risque » et oncogènes, c’est-à-dire pouvant provoquer des cancers. Ainsi, le plus souvent, l’infection est asymptomatique et disparaît rapidement grâce à notre système immunitaire. Dans 90 % des cas, le virus aura disparu dans les 2 ans suivant la contamination. Les anomalies qu’ils auront pu provoquer au niveau des cellules disparaîtront également. Dans les 10 % des cas restants, l’infection persiste et peut entraîner, plusieurs années plus tard, des lésions précancéreuses à différents endroits. Là encore, ces lésions peuvent disparaître spontanément ou être traitées. Mais dans un nombre plus restreint de cas les lésions précancéreuses peuvent évoluer vers différents types de cancers : le cancer du col de l’utérus, de l’anus, du pénis, du vagin, de la vulve et de l’oropharynx (gorge, amygdales et base de la langue). L’infection par les « sous-types oncogènes n’est pas toujours suffisante pour aboutir à une dysplasie/ lésion précancéreuse ou un cancer. D'autres facteurs peuvent y participer, comme le tabagisme, un terrain médical immunodéprimé ou des facteurs génétiques.

Chaque année en France, 7 130 nouveaux cas de cancers sont causés par les papillomavirus, et 3 160 de ces cas sont des cancers du col de l'utérus.

Certains types de HPV (6 et 11) peuvent causer des condylomes, de petites verrues sur les organes génitaux, le périnée et l’anus. Ils sont parfois également présents dans la bouche, l’urètre, le vagin ou sur le col de l’utérus. Les condylomes se manifestent parfois plusieurs années après la contamination et ne sont pas toujours visibles à l'œil nu. Lorsqu'ils le sont, ils peuvent être plats, surélevés en forme de crêtes de coq, de couleur rosée ou grisâtre. Ils entraînent parfois des démangeaisons ou des saignements lors des rapports sexuels. Ils sont transmissibles et touchent plus de 100 000 personnes chaque année.

Pour prévenir le cancer du col de l’utérus et les condylomes, un vaccin est proposé dès l'âge de 11 ans.

Le vaccin HPV pour les garçons et les filles, une arme efficace contre plusieurs cancers et maladies

Le vaccin HPV pour les garçons et les filles, une arme efficace contre plusieurs cancers et maladies

Le vaccin HPV permet une protection renforcée contre la majorité des HPV oncogènes chez les garçons comme chez les filles. Associé au dépistage du cancer du col de l’utérus recommandé à toutes les femmes de 25 ans à 65 ans pour (cytologie ou test HPV), il représente donc une arme pour éviter une grande partie de certains cancers et sauver des vies :

  • chez la femme* : 3 160 cancers du col, 1 100 de l'anus, 360 de l'oropharynx, de la cavité orale et du larynx, 200 cancers de la vulve et du vagin ;
  • chez l’homme* : 1 060 pour l'oropharynx, 360 pour l'anus, plus de 300 pour la cavité orale, le larynx et le pénis. Près d’un tiers des cancers liés aux HPV touchent les hommes.

 

La vaccination HPV permet donc de se protéger, mais aussi de protéger les autres en limitant la circulation du virus. Plus la couverture vaccinale sera importante, plus les chances d’éradiquer certains cancers liés au HPV seront grandes.

Un vaccin qui n’est plus réservé qu’aux filles

Historiquement la vaccination contre le HPV était proposée aux filles pour prévenir la contamination par le HPV et éviter ainsi le développement des lésions précancéreuses du col de l’utérus (environ 30 000 chaque année) qui peuvent évoluer en cancer du col de l’utérus. L’évolution des connaissances a fait apparaitre la responsabilité du HPV dans nombre de cancers de la gorge alors qu’on pensait que ceux-ci étaient surtout liés aux consommations d’alcool et de tabac.

La prise de conscience de cancers masculins induits par le HPV et surtout la difficulté à arrêter l’évolution de l’épidémie de HPV sans vacciner les garçons qui constituent la moitié de la population concernée, et un réservoir de personnes pouvant transmettre le virus ont fait apparaître la nécessité d’une vaccination aux garçons également.

La Haute Autorité de Santé a formulé de nouvelles recommandations effectives depuis le début de l’année 2021 : désormais, la vaccination est recommandée pour les garçons dans les modalités et aux mêmes âges que les filles.

Les modalités de la vaccination HPV pour les garçons et les filles

La vaccination contre les infections à HPV est recommandée pour les filles et les garçons de 11 à 14 ans, avec un schéma de vaccination à deux doses à 6 mois d’intervalle (M0-M6).

Un rattrapage vaccinal est recommandé pour tous les adolescents et des jeunes adultes, quel que soit leur sexe, de 15 à 26 ans révolus. Selon un schéma à trois doses (M0-M2-M6).

Le vaccin est d'autant plus efficace que ces jeunes patients n'ont pas encore été exposés au risque d'infection par le HPV et qu’ils sont vaccinés jeunes.

La vaccination contre les HPV est également recommandée :

  • jusqu’à l’âge de 26 ans, chez les garçons et les filles immunodéprimés (aux mêmes âges que dans la population générale) ;
  • et dès l’âge de 9 ans, chez les enfants (garçons et filles) candidats à une transplantation d’organe solide.

 

Cette vaccination est administrée par les médecins, les sages-femmes, dans les centres de dépistage et de diagnostic des virus de l’immunodéficience humaine (Cegidd) ou encore les antennes du planning familial. Les pharmaciens et les IDE (Infirmier Diplômé d'État) peuvent désormais également prescrire et administrer le vaccin contre les HPV dès l’âge de 11 ans.

Quel vaccin ?

Toutes les vaccinations se font désormais avec le GARDASIL 9® selon les recommandations du Haut Conseil en Santé Publique (HCSP). Il est pris en charge à 65% par l’assurance maladie jusqu’à l’âge de 26 ans. 

Le vaccin est gratuit pour la campagne de vaccination dans les collèges.


*Les chiffres mentionnés sont tirés de précédentes études qui ont cherché à mesurer le nombre de cancer HPV induit par localisation.

Une vaccination qui a fait ses preuves dans d’autres pays

Une vaccination qui a fait ses preuves dans d’autres pays

Une vaccination efficace

Dans de nombreux pays où la couverture vaccinale est supérieure à celle de la France, les données disponibles montrent l’efficacité des vaccins sur la réduction des éléments suivants : l’incidence des cancers invasifs du col de l’utérus ; les lésions précancéreuses ; les infections HPV et les verrues génitales.

  • Une étude suédoise publiée en 2020 a notamment mis en évidence, en observant sur la période 2006-2017 des cancers survenus chez des femmes âgées de 10 à 30 ans, un risque de cancer invasif du col de l’utérus inférieur chez les jeunes femmes ayant reçu a minima une dose de vaccin contre les HPV.
     
  • En Suède, une réduction de 75 % des lésions précancéreuses a été observée chez les jeunes filles vaccinées avant l’âge de 17 ans en comparaison aux autres jeunes femmes.
     
  • Une étude australienne a également montré que le taux de personnes infectées par les HPV a diminué grâce à la vaccination. Il est passé de 22,7 % en 2005-2007 à 1,5 % en 2015 chez les jeunes femmes de 18-24 ans.

Un vaccin tout à fait sûr

Le rapport bénéfice-risque est hautement favorable et la vaccination est sûre. Depuis plus de 10 ans, plus de 6 millions de doses ont été prescrites en France, plus de 300 millions dans le monde. Les surveillances mises en place au niveau international et les résultats d’études spécifiques ont confirmé leur excellent profil de sécurité, reconnu par l’OMS.

Aucun lien causal entre ces vaccins et les maladies auto-immunes, sclérose en plaques en particulier, n’a été démontré sur les études qui ont été menées spécifiquement. Les cas survenus sont des cas liés à une incidence comparable chez la population non vaccinée et avec la même fréquence.

Comme pour toute vaccination, les effets indésirables les plus fréquemment observés avec les vaccins contre le HPV, au cours des études cliniques ont été des réactions au point d'injection (rougeurs, douleurs et/ou inflammation), des céphalées, une légère fièvre ou des vertiges.

Comme lors de toute piqûre ou injection, il peut y avoir un malaise vagal (évanouissement bref et transitoire et résolutif, dû à une baisse soudaine de la pression artérielle, du rythme cardiaque et du flux sanguin cérébral. Sa cause principale est un état de stress intense). Aussi l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM)  a rappelé la nécessité d’une surveillance d’au moins 15 minutes après la vaccination.

L’accès au vaccin en France

L’accès au vaccin en France

La vaccination HPV permet de prévenir certains cancers. Malgré des progrès importants ces dernières année, la couverture vaccinale est loin de l’objectif de 90% fixé par l’OMS. En 2024, 48 % des filles et 24,5 % des garçons de 16 ans ont réalisé un schéma complet (2 doses)[1]. Cette situation ne permettra pas d’obtenir une réduction des infections observées dans les pays à forte couverture vaccinale qui mène, à terme, vers une éradication des infections.

La Ligue contre le cancer mène une campagne de communication auprès des professionnels de santé et du grand public à ce sujet.

Elle accompagne et participe avec les sociétés savantes à la promotion de la vaccination contre le HPV et à la sensibilisation du lien entre le HPV et le développement des cancers de la bouche et de la gorge, au travers la campagne Rouge Gorge.

Une campagne de vaccination gratuite au collège

Depuis la rentrée scolaire de septembre 2023, les élèves en classe de 5ème peuvent se faire vacciner gratuitement contre les papillomavirus (HPV). Près de 7 000 collèges publics et dans les collèges privés sous contrat volontaires sont concernés. Une campagne d’information a été instauré à l’intention des parents d’élèves[2]. L’autorisation parentale des deux parents est nécessaire. La vaccination se fait dans le collège par des personnels de centres de vaccination.

Cette campagne de vaccination gratuite généralisée dans les collèges, pour tous les élèves est lancée pour augmenter la couverture vaccinale. Cette mesure doit permettre à 800 000 élèves par an d'être protégés contre les cancers liés aux HPV. Elle est accompagnée d’une première séance d'information et deux séances ultérieures de vaccination pour réaliser l’ensemble du schéma vaccinal nécessaire (2 doses à 6 mois d’intervalle) avec une prise en charge du vaccin à 100 %.

Pour les autres

Pour ceux qui n’aurait pas pu profiter de cette vaccination en classe de 5ème, il est toujours de se faire vacciner en ville ou dans un centre de vaccination. Les médecins, les sages-femmes, les infirmiers, les pharmaciens sont habilités à prescrire et administrer le vaccin. Le vaccin est alors remboursé à 65 % par la Sécurité sociale et le reste à charge peut être pris par votre mutuelle ou complémentaire si vous en avez une. 

Certains centres de vaccination municipaux ou départementaux, centres de planning ou centres gratuits d'information, de dépistage et de diagnostic (CeGIDD) peuvent également les proposer gratuitement. Renseignez-vous auprès de votre mairie ou de votre conseil départemental.

Pour les personnes couvertes par la Complémentaire santé solidaire (C2S), la vaccination contre les papillomavirus humains (HPV) est entièrement gratuite, quel que soit l’âge dans les limites des recommandations vaccinales. La C2S prend en charge à 100 % le coût du vaccin ainsi que l’acte vaccinal, sans avance de frais.


[1] Bulletin vaccination de SPF publié le 28 avril 2025
[2] e-cancer.fr/Presse/Dossiers-et-communiques-de-presse/Faciliter-l-acces-au-vaccin-contre-les-HPV-pour-tous-les-enfants-des-11-ans-la-vaccination-proposee-gratuitement-aux-eleves-de-5e

Foire aux questions

Foire aux questions

1. Qu’est-ce que le HPV ? 

Le HPV (pour Human Papillomavirus) est le « virus du papillome humain » ou « papillomavirus ». 
Il s’agit de l’une des infections sexuellement transmissibles les plus répandues, chez les femmes mais aussi les hommes : environ 80 à 90 % de la population sexuellement active sera en contact avec ce virus au cours de sa vie sexuelle.

Selon une étude récente du Lancet un tiers des garçons sont contaminé entre 15 et 25 ans.
Il existe environ 200 types de HPV aux fonctions et capacités très différentes :

  • le sous-groupe des types de HPV qui infectent les organes génitaux peut causer des verrues génitales et des cancers mortels tels que le cancer du col de l’utérus et les cancers du pénis, de l’anus, de la vulve et de la gorge ;
  • certains types de virus sont à l’origine des condylomes (souches HPV-6 et 11), également appelés verrues génitales ou encore crêtes de coq. Ces verrues, uniques ou en groupe, se développent généralement dans la zone ano-génitale (anus, périnée, pénis, vulve) et sont extrêmement contagieuses. Elles n’évoluent pas en cancer mais peuvent être gênantes physiquement et psychologiquement ;
  • d’autres types de HPV sont à l’origine de lésions précancéreuses, 12 souches sont oncogènes (souches HPV-16, 18, 31, 33, 35, 39, 45, 51, 52, 56, 58, 59, 68, 73 et 82) et peuvent engendrer des cancers du col de l’utérus, de la vulve, de l’anus, du pénis et de la gorge ;
  • il a été montré que les infections par les HPV 16 ou 18 sont à l’origine de 70 % des cas de cancers du col de l’utérus dans le monde.

 

2. Comment puis-je contracter le HPV ? Quels sont les modes de transmission ?

Le HPV infecte uniquement les cellules de la peau et des muqueuses et se transmet par le contact de peau à peau ou par les sécrétions qui contiennent les virus. Le HPV se transmet par :

  • contact sexuel avec une muqueuse infectée (génital, anal et oral) ;
  • par contact cutané de peau à peau (frottements, caresses, préliminaires, etc.) ;
  • il peut également se transmettre par le baiser ;
  • via des surfaces ou matériaux infectées car le virus résiste à l’air : ils peuvent donc se transmettre en cas de partage de sextoys et par l’échange de linge de corps, utilisation des mêmes serviettes, etc. ;
  • le HPV peut également se transmettre pendant l’accouchement de la mère à l’enfant et être responsable d’une infection appelée papillomatose laryngée pouvant entrainer des détresses respiratoires.

 

La transmission du HPV est possible même sans verrue apparente car l’Infection est souvent invisible et sans aucun symptôme.

 

3. Comment puis-je savoir si j’ai contracté le HPV ? 

La plupart du temps, vous ne le savez pas, on ne voit rien et on ne sent rien. Mais certaines personnes qui ont été exposées au HPV ont développé des verrues (des excroissances sur la peau qui ressemblent parfois à de petits choux-fleurs, à des verrues). Celles-ci et d’autres changements dus au HPV peuvent causer des démangeaisons ou des brûlures. Les personnes qui sont atteintes de la maladie à un stade plus avancé comme le cancer peuvent observer des saignements, des douleurs et d’autres symptômes. 

 

4. Comment puis-je éviter de contracter le HPV ? 

Éviter entièrement le HPV peut être difficile, plus de 80 % des personnes sexuellement actives contractent au moins une infection génitale au HPV à un moment de leur vie ! Comme la transmission est le plus souvent sans symptômes, elle est inapparente ce qui contribue à la diffusion du virus. Seuls les virus responsables des petites verrues seront visibles précocement. Pour les virus oncogènes, les 12 variétés responsables de lésions précancéreuses et cancéreuses, ils ne feront parler d’eux que des dizaines d’années après la contamination soit par détection lors du dépistage, soit par manifestation des symptômes des lésions (saignements, douleurs, etc.). 

Mais vous pouvez faire plusieurs choses pour réduire la probabilité de rencontrer le HPV et ainsi réduire les risques : 

1) Faites-vous vacciner pour prévenir l’infection au HPV si vous êtes éligible à la vaccination (âge de 11 à 26  ans) ou si le/la professionnel.le de santé qui vous soigne pense que cela vous sera profitable. La vaccination est la meilleure des protections.

2) La seule façon de s’en protéger est donc l’utilisation d’une barrière entre peaux et entre muqueuses donc l’utilisation de préservatifs. Les préservatifs peuvent réduire (mais pas éliminer) les risques de contracter le HPV.  Même s’il n’offre qu’une protection partielle, le préservatif peut réduire le risque de contracter un HPV. Le préservatif interne (anciennement appelé « féminin ») permet une couverture plus large et une plus grande protection.

3) Ne pas partager/échanger matériels et vêtements intimes.

 

5. Comment puis-je éviter de transmettre le HPV à mon partenaire ? 

Il se peut qu’il soit impossible d’éviter complètement de transmettre le HPV, car le plus souvent on ne sait pas qu’on est infecté. Mais vous pouvez faire plusieurs choses pour réduire les risques : 

1) En amont, faites-vous vacciner pour prévenir l’infection au HPV si vous êtes admissible à la vaccination ou si le professionnel de santé qui les soigne pense que cela vous sera profitable. 

2) Utilisez des préservatifs.

3) Soumettez-vous à un test de dépistage du cancer du col de l’utérus si vous êtes admissible, car celui-ci, en plus de détecter des lésions précancéreuses, comprend parfois aussi le dépistage du HPV. 

4) Consultez votre professionnel de santé qui vous soigne si vous pensez avoir des verrues génitales ou d’autres signes d’infection au HPV. 

 

6. Comment puis-je être testé(e) pour le HPV ?

Pour les femmes, les prélèvements effectués sur le col de l’utérus peuvent être testés pour le HPV dans le cadre du dépistage du cancer du col de l’utérus. Il n’existe aucun test HPV généralisé pour les hommes et il n’existe aucun test sanguin pour le HPV.

 

7. Si j’ai le HPV, devrais-je le dire à mon partenaire ? 

La plupart des personnes qui sont sexuellement actives ont contracté au moins un type de HPV génital au cours de leur vie, donc le HPV est vraiment courant ! La décision, consistant à révéler à votre partenaire que vous avez actuellement ou aviez dans le passé le HPV ou une maladie causée par le HPV, est personnelle. Il convient de vérifier l’absence de lésion et de limiter le portage. Restreindre les relations et les protéger est important. La chose la plus importante est de s’assurer qu’il/elle est vacciné(e) ou qu’elle passe un test de dépistage de cancer du col de l’utérus si elle est admissible. 

 

8. Si je contracte le HPV, vais-je avoir le cancer ? 

Seule une petite fraction des personnes qui contractent le HPV développent un cancer, donc avoir le HPV ne signifie pas que vous aurez le cancer ! Cependant, il est important de réduire les risques en vous faisant vacciner si vous êtes admissible, ou si le professionnel de santé qui vous soigne pense que cela peut vous être profitable, et de passer un dépistage du cancer du col de l’utérus si vous êtes admissible. Vous pouvez également procéder à un auto-examen du pénis et de l’anus et consulter un professionnel en cas de démangeaisons, saignements.

 

9. Je me suis fait vacciner contre le HPV, ai-je toujours besoin d’un dépistage pour les cancers liés au HPV ? 

Même si le vaccin réduit considérablement vos risques de cancers liés au HPV, les femmes qui se sont fait vacciner contre le HPV doivent malgré tout participer au programme de dépistage du cancer du col de l’utérus et passer régulièrement les tests (cytologie entre 25 et 30 ans et recherche du HPV ensuite de 30 à 65 ans).

Discutez-en avec le professionnel de santé qui vous soigne ou la structure de dépistage responsable de la politique de dépistage dans votre région.

 

10. Si j’ai des relation sexuelles avec quelqu’un ayant des verrues, vais-je contracter le HPV ? 

Les verrues contiennent une grande quantité de HPV qui peut se propager, donc il y a de fortes chances que vous puissiez contracter le virus. Cela ne veut pas dire que vous aurez sûrement vous-même des verrues, mais vous devriez en parler avec le professionnel de santé. L’efficacité de la vaccination est meilleure avant les premiers rapports sexuels.

 

11. Je suis un garçon, devrais-je me préoccuper du HPV ? 

Oui ! Garçons et filles, hommes et femmes – vous courrez tous des risques de contracter le HPV vu qu’il est sexuellement transmissible ! Le HPV peut causer des verrues génitales chez les garçons ainsi que des cancers de l’anus, du pénis et de la gorge. Les garçons peuvent également passer le HPV à leurs partenaires sexuels, filles ou garçons ; donc pour éviter de le contracter se faire vacciner est une excellente idée.

 

12 J’ai plus de 26 ans, devrais-je me faire vacciner ?

Cette décision doit être prise en concertation avec un professionnel de santé. Parlez-en au professionnel de santé qui vous soigne. Le vaccin ne sera pas pris en charge par l’assurance maladie.

 

13. J’ai passé le test de dépistage, cela signifie-t-il que je ne cours aucun risque de cancer lié au HPV ? 

Cela signifie que votre risque de développer un cancer dans un avenir proche est très faible. Cependant, vous devrez passer les tests régulièrement dans le cadre du dépistage du cancer du col de l’utérus. Le dépistage repose sur une surveillance régulière à la recherche des conséquences de l’infection par le HPV ou la présence du HPV, en effet la contamination par le HPV étant le plus souvent sans symptômes, il est important de pratiquer régulièrement les tests de dépistage pour suivre une évolution possible de l’infection si celle-ci est passée inaperçue.

En France, le dépistage du cancer du col de l’utérus se décompose en deux temps :

  • entre 25 et 30 ans, il consiste à prélever des cellules au niveau du col afin de déceler la présence de cellules anormales (cytologie). On pratique le frottis à 25 et 26 ans puis trois ans après si tout est normal. À partir de 30 ans et jusqu’à 65 ans, on fera non plus la recherche de cellules anormales mais la recherche du HPV. Si le HPV n'est pas retrouvé sur le col utérin, un nouveau prélèvement sera effectué cinq ans plus tard. Si la recherche de HPV est positive on reprend la recherche de lésions et de cellules anormales sur frottis, avec un examen cytologique. Si le résultat de la cytologie est négatif, un test HPV sera réalisé un an plus tard.

 

14. Que puis-je faire pour réduire les risques de contracter le HPV ?

Oui ! Vous pouvez réduire vos risques de contracter le HPV en vous faisant vacciner si vous êtes éligible, en utilisant des préservatifs lors de vos rapports sexuels (les préservatifs n’offrent pas une protection complète). La vaccination est le moyen le plus efficace pour se protéger.

 

15. Est-ce que les préservatifs empêchent le HPV ? 

Les préservatifs ne réduisent que partiellement les risques d’infection parce qu’ils ne couvrent (protègent) que partiellement la peau de la région génitale. Le virus peut être présent sur des zones non-couvertes par le préservatif.

Le fait d’utiliser des préservatifs systématiquement réduit les risques de propagation du HPV d’environ 70 %. Une utilisation moins fréquente signifie moins de protection. Utiliser des préservatifs systématiquement réduit également les risques de propagation des autres infections sexuellement transmissibles et préservera votre fertilité et vos chances d’avoir des enfants plus tard.

Le HPV n’est pas la seule infection sexuellement transmissible (IST). Pour se protéger des IST, le préservatif doit être utilisé lors de toute pénétration vaginale, anale, buccale, si vous ou votre partenaire n’avez pas fait de test de dépistage des IST.

 

16. Est-ce que le vaccin contre le HPV est sans danger pour mon enfant ? 

Oui. Les vaccins contre le HPV ont fait l’objet d’évaluations indépendantes approfondies. Toutes les données scientifiques montrent que les vaccins contre le HPV sont extrêmement sûrs. 

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) et presque tous les pays du monde recommandent désormais la vaccination. En 2023, 140 pays ont introduit cette vaccination au niveau national ou régional. En 2018, tous les pays de l’Union européenne ont introduit la vaccination contre les HPV dans leurs programmes nationaux.

Depuis plus de 10 ans, plus de 6 millions de doses ont été prescrites en France, plus de 300 millions dans le monde. 

Les surveillances mises en place au niveau international et les résultats d’études spécifiques ont confirmé leur excellent profil de sécurité, reconnu par l’OMS. 

Ainsi, par exemple, aucun lien de causalité entre ces vaccins et les maladies auto-immunes (sclérose en plaques, syndrome Guillain-Barré) n’a été démontré. Des études comparatives ont été menées comparant des groupes ayant eu vaccinations et ceux sans vaccinations. Il n’y a pas de maladies particulières qui se soient déclarées en relation avec la vaccination.

 

17. Comment le HPV conduit-il au cancer ? 

Une fois infecté, l’organisme peut, dans des cas relativement peu fréquents, ne pas réussir à éliminer l’infection au HPV. Si l’organisme ne parvient pas à éliminer l’infection, la persistance à long terme peut entraîner des changements au niveau des cellules et développer des lésions précancéreuses. S’ils ne sont pas traités, certains de ces changements vont évoluer au fil du temps en cancer. Le dépistage et le traitement des lésions précancéreuses réduisent considérablement les risques de développer un cancer. Ceci explique également la nécessité d’une surveillance comme elle est établi dans le cadre du dépistage du cancer du col de l’utérus.

 

18. Ma fille devrait-elle passer un test de dépistage ? 

Qu’elle soit vaccinée ou non il est recommandé de réaliser le dépistage. En effet, le vaccin ne protège pas contre certains types de HPV rares qui peuvent causer le cancer.

 

19. Si j’ai le HPV durant ma grossesse, va-t-il affecter mon bébé ?

Le HPV ne se transmet pas facilement de la mère au nourrisson. Dans de rares cas, les bébés nés de mères qui ont des verrues génitales dues au HPV (les HPV de types 6 et 11) peuvent contracter le virus au moment de la naissance en étant en contact avec les muqueuses et sécrétions. Les bébés peuvent plus tard développer d’autres verrues dans le larynx qui peuvent nécessiter un traitement chirurgical. Le fait de vacciner les femmes contre le HPV 6 et 11 réduit considérablement le risque de transmission du virus des mères à leurs nourrissons.

 

20. Comment puis-je réduire mes risques de développer des maladies liées au HPV ?

Saisissez toute opportunité de passer un dépistage et observez les directives du programme de dépistage national concernant la fréquence des dépistages. Si vous avez des signes ou si l’on vous a trouvé des lésions précancéreuses, demandez à être suivi(e) ou à recevoir un traitement. 

Si vous n’avez pas été vacciné entre 11 et 14 ans il est possible de faire un rattrapage vaccinal jusqu’à 26 ans.

Actuellement, les pays qui ont de bons taux de vaccination ont montré de très bons résultats sur la diminution du nombre d’infection et du nombre de lésions précancéreuses. 

Aucun dépistage organisé n’est disponible actuellement pour les hommes. 

Une utilisation systématique de préservatifs peut aider à réduire les risques d’infection sans toutefois les éliminer complètement. 

La vaccination est le meilleur moyen de prévenir le HPV et à terme de protéger au mieux la population des garçons et des filles. 

Demandez à votre professionnel de santé si vous être admissible à la vaccination contre le HPV.

 

21. Devrais-je toujours me faire vacciner, si j’ai plus de 26 ans ? 

La vaccination est recommandée et remboursée jusqu’à l’âge de 26 ans, qui est la limite d’âge qui a été utilisée pour effectuer les essais cliniques des vaccins.

Certaines études ont montré que la vaccination jusqu’à des âges allant de 45 à 50 ans peut avoir des effets protecteurs notamment si les personnes n’ont pas eu de rapport sexuel. Mais il faut souligner que plus la vaccination est réalisée jeune (dès 11 ans en France), meilleure sera la protection.

Se faire vacciner après 26 ans relève d’une décision partagée avec un professionnel de santé. 

 

22. Mon/ma partenaire m’a dit qu’il/elle avait le HPV. Je ne l’ai pas. Est-ce que cela signifie qu’il/elle m’a été infidèle ?

Non. Le HPV peut rester dormant (latent, voire non détectable) pendant bien longtemps. Il est donc très difficile de savoir avec certitude quand le HPV a été contracté.

 

23. Je prends des pilules contraceptives, est-ce que cela augmente les risques ? 

Certaines études, relativement anciennes, ont montré que la pilule pouvait légèrement augmenter le risque, mais uniquement chez les femmes infectées par le HPV. L’usage de la pilule n’est pas identifié comme un facteur de risque indépendant majeur.

Des études récentes montrent des résultats moins clairs. Cela pourraient être liés au fait que les pilules actuellement disponibles ont des niveaux plus faibles d’œstrogène. 

Le fait d’avoir contracté le HPV est le principal facteur de risque de cancer du col de l’utérus, et la prévention se base toujours sur la et sur le dépistage de lésions précancéreuses du col de l’utérus. En cas de doute, consultez le professionnel de santé qui vous soigne.

 

24. Est-ce que je peux passer un test de dépistage pour les cancers de l’anus, et de la gorge ? 

Il n’y a pas de dépistage organisé en population générale pour ces parties du corps.

Cependant, la surveillance proctologique pour la détection de lésions au niveau de l’anus est recommandées pour les personnes VIH+, pour les femmes ayant eu un cancer du col de l’utérus et pour les hommes ayant des relations avec les hommes est fortement recommandée. 

Au niveau de la gorge, la notion de lésion pré-cancéreuse n’est pas clairement établie et si elle existe, ces lésions ne sont actuellement pas décelables. En conséquence, il n’y a pas d’intérêt à diagnostiquer une infection oropharyngée à HPV à titre systématique, ni à la rechercher chez le partenaire du patient atteint d’un cancer oropharyngé HPV-induit.  La stratégie diagnostique est semblable à celle utilisée dans la majorité des cancers (biopsie et examens d’imagerie).

Pour limiter les risques, tout saignement, changement d’aspect de la peau ou démangeaison doit faire l’objet d’une consultation auprès d'un professionnel de santé.

 

25. J’ai le VIH (Virus de l’Immuno-déficience Humaine), puis-je me faire vacciner contre le HPV ?

Oui. Les personnes séropositives réagissent au vaccin de la même manière que les personnes qui n’ont pas le VIH. La vaccination des personnes séropositives et d’autres personnes immunodéprimées est fortement recommandée jusqu’à l’âge de 26 ans parce que leurs risques de développer des cancers est plus important du fait de l’immunodépression. Certaines personnes séropositives peuvent profiter de la vaccination après l’âge de 26 ans, Elles doivent en discuter avec les professionnels de santé qui les soignent.

 

26. Faut-il continuer le dépistage du cancer du col de l’utérus puisque je suis vaccinée contre le HPV ?

Les vaccins ne protégeant pas contre tous les HPV responsables des cancers du col de l’utérus, même si une immunité croisée a été constatée entre les différentes souches de HPV, la stratégie de prévention globale de ces cancers s’appuie sur une complémentarité entre vaccination et dépistage par prélèvement cervico-utérin.

Depuis 2018, un programme national de dépistage organisé du cancer du col de l’utérus a été mis en place.

En Australie, où la recommandation de vacciner les filles date de 2007 et celle des garçons de 2013, la couverture vaccinale d’au moins 80 % a permis une réduction de plus de 77 % des génotypes responsables de 75 % des cancers du col de l’utérus, et une diminution de plus de 50 % de l’incidence des lésions précancéreuses cervicales de haut grade chez les jeunes filles de moins de 20 ans. Dans ce pays, le succès de la campagne de vaccination, associé au dépistage, ouvre la perspective d’une éradication du cancer du col de l’utérus d’ici une quinzaine d’années.

Toutefois une baisse de l’immunité existe chez certaines personnes et il faut la prendre en compte ; enfin nous ne connaissons pas les possibilités de modification de l’écologie des souches de HPV non présentes dans le vaccin.

Génération vaccinée, génération protégée

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HPV 2025

Génération vaccinée, génération protégée

Responsable de 6 400 cancers chaque année en France, le papillomavirus humain (HPV) concerne autant les femmes que les hommes. Pourtant, ces cancers pourraient être évités, à l’âge adulte, grâce à une vaccination dès l’adolescence qui demeure le moyen le plus efficace pour prévenir cette infection qui touche plus de 80 % de la population.

Grâce au vaccin contre les papillomavirus (HPV), dès 11 ans, filles et garçons peuvent se protéger et protéger les autres contre six cancers.

Papillomavirus, l’Escape Game !

La Ligue vous invite à une aventure immersive, pour mieux comprendre les Papillomavirus Humains (HPV), leurs risques et les conséquences, leurs modes de transmission et les moyens de protection.

Accessible sur ordinateur* ou smartphone, cette expérience gamifiée vous plongera au cœur d’univers variés, aux contenus et animations différents intégrés dans le parcours, pour une expérience de jeu unique, en fonction de votre tranche d’âge : 11-14 ans, 15-19 ans et adultes/parents.

papillomavirus.preventioncancers.fr

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Escape game HPV

*navigation sous Chrome, Edge, Safari, Firefox ou Opéra. 
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