Bonjours Théo
Malgré ta jeunesse,tu fais preuve d une grande maturité de coeur et d esprit.Tu fais tout ce qu il faut et ta maman a beaucoup de chance de t avoir.Vis intensément par ta présence tes derniers instants auprès de ta maman.Inutile de beaucoup parler,être présent,lui tenir la main,lui caresser le visage et être à ses côtés.J ai vécu cela a 47 ans pour ma mère dont la maladie a été longue et cruelle.Que l on ait 20 ou 40 ans,la douleur est la même.C est juste qu a 40 ans et plus,on a vécu plus de choses en commun mais tant pis.Dis toi,que tu as eu la chance de la garder jusqu'à 20 ans.Tu es un homme,tu as pu connaître ton enfance et ton adolescence et devenir adulte avec elle.Tout le monde n a pas cette chance.J essaie de voir toujours le verre à moitié plein.Tu es un jeune adulte formidable.Ne te reproche rien,vis l instant présent avec ta chère maman.Je te souhaite beaucoup de courage,d énergie pour accompagner ta maman mais avec tout l amour que vous partagez,vous ne craignez rien.Il sera éternel et gravé à jamais.Les bons souvenirs finissent par l emporter.☀️
Bonjour,
Après plus de six mois de combat contre un cancer du poumon stade 4 avec des métastases au cerveau, je vais perdre ma maman dans les jours ou heures à venir. En novembre dernier, la chimiothérapie avait pourtant permis l'éradication du foyer aux poumons et des métastases. Mais en décembre dernier, ma maman éprouvait des difficultés à parler, à marcher, et son état déclinait considérablement. Nous apprenons tardivement que les cellules métastasées ont repris le dessus. Mi-janvier, nous apprenons que la radiothérapie ne pourra pas être efficace. Je comprends alors que le cancer a gagné.
Tout est allé si vite. Je n'ai que 20 ans et on m'a annoncé hier qu'il n'était qu'une question de jours, ou d'heures, avant la fin. C'est une douleur immense que je n'ai jamais vécue auparavant. Je commence déjà à faire le deuil de ma maman qui est pourtant toujours parmi nous. J'ai le sentiment de ne pas être prêt, de perdre une partie de moi que je ne saurai jamais retrouver. La voir dans cet état, écouter ses messages vocaux quand elle pouvait encore parler, s'occuper de ses papiers comme si elle n'était plus là... tout est devenu douloureux. Alors évidemment, je ne cesse de la couvrir d'amour, de ma présence et de mes petites attentions. Je ne cesse de lui répéter "je t'aime" comme si c'était la dernière fois. Mais c'est un cauchemar éveillé.
Je voulais savoir, par rapport à votre expérience en tant que proche aidant, comment vous avez traversé cette période, ce qui vous a permis de vous relever et de continuer à faire vivre l'amour que vous et votre proche entreteniez. Mais surtout, je voulais savoir comment ne pas s'autoflageller, comment approcher la perte d'un proche sans se dire "j'aurais dû faire ci, j'aurais dû être là...". Cette auto-critique a commencé depuis des semaines et j'ai peur qu'elle me ronge, plus qu'elle ne me permette de garder la face.
Encore une fois, je serai toujours reconnaissant envers la Ligue Contre le Cancer pour son accompagnement tout au long de la maladie. Cette aide est précieuse, pour les malades comme pour les proches aidants.
Belle journée.