d'après vos écrit, j'ai l'impression qu'il serait bon de demander un deuxième avis. Vous y avez le droit. Dans le parcours qui est le mien depuis 3 ans, s'il y a une décision dont je me félicite c'est d'avoir fait cette démarche. J'étais dans le flou avec l'oncologue qui me suivait : pas de réelles consultations, pas ou peu d'explications, pas de contacts lorsque je subissais des effets secondaires, des annonces terribles comme cette suspicion de tumeur au cerveau que je n'ai pas, pas de communication après les scans et IRM. J'étais perdu, je venais ici chercher des infos (merci à ceux qui m'en ont donné et au Dr Marceau) mais cela ne peut remplacer le personnel soignant. Un soir, j'ai fait un mail à un professeur dont on m'avait donné le nom et après avoir trouvé son contact sur le site du CHU. Au vu de son cv, je me suis dit que j'aurai une réponse dans quelques semaines. Dans ce mail, je disais que j'étais perdu et que je souhaitais un second avis et si ses services pouvaient le faire, qu'elles étaient les démarches. Je terminais ce mail en disant que j'avais l'impression de courir un grand prix de formule 1 avec une trottinette :-) J'ai envoyé ce mail à 20H45. A 20H53 j'avais le professeur en question au téléphone et le lendemain matin, j'étais dans son bureau ! L'après midi, je passais mon premier pet scan ! C'était en octobre 2025. Depuis, les choses restent compliquées avec des hauts et des bas. J'ai été opéré une première fois pour retirer des métastases au foie, opération qui devait se faire en deux temps vu le pourcentage de foie restant (j'ai un foie gauche plus petit que la moyenne), mais la seconde opération pour retirer les deux dernières n'a pu se faire car elles avaient grossie entre temps et l'un des méta est venu toucher l'aorte. Là aussi, j'ai eu affaire à un professeur en chirurgie. Même chose : de la pédagogie, des explications claires et précises. Depuis, les traitements pour faire régresser les métas et envisager l'opération ont échoué (long surf, avastin, chimio intra artérielle) mais à chaque fois, je sais ce que l'on fait, pourquoi on le fait. Et quand ca se passe mal (j'ai fait une pancréatite, une grippe carabinée, une pneumonie), l'équipe soignante est à mes côtés. Après les 4 séances de chimio intro artérielle, lorsque l'oncologue m'a annoncé que les métas avaient encore grossies, j'ai dit que j'arrêtais tout. L'hiver avait été trop dur avec 2 hospitalisations, 5 passages aux urgences, une allergie à la chimio en pleine séance de chimio intra artérielle, 14 kilos en moins sur la balance (heureusement que j'avais du rab ;-)). Et c'est l'oncologue qui m'a dit : je comprends mais il reste encore des possibilités. Il avait fait analyser ma tumeur primaire ce qui a permis de constater que mon cancer était agressif mais qu'il répondait à des caractéristiques spécifiques correspondant à un traitement en cours d'élaboration. Je suis donc entré dans un essai clinique en thérapie ciblée. Je touche du bois mais en 4 injections, les métas en diminuées de 22 %. Et cerise sur le gâteau, aucun effet secondaire, moi de fatigue qu'avec la chimio ce qui nous permet, entre deux injections !! Une chose est claire pour moi : si je n'avais pas changé d'oncologue, je ne serai plus là aujourd'hui pour échanger avec vous. Il y a une chose dont je me rappelle : lors de mon premier entretien avec ce nouvel oncologue, après eu 30 minutes d'explications devant un tableau, je lui ai demandé si j'allais passer le Noël suivant avec mon petit fils. Il m'a répondu : bien sûr et pas que le suivant !
Comment garder l'espoir ...
Bonjour Philou29,
Merci de votre message qui me touche beaucoup et me donne de l'espoir.
Pourriez-vous, s'il vous plait, me donner le nom du Professeur et l'endroit du CHU?
Hier, le gastro me téléphone et me dit que mon mari peut me quitter dans un an, qu'on devrait comme il a dit "préparer nos affaires" (c'est lunaire!!) ... max 5 ans pour ce type de cancer !
Je suis terrifiée à l'idée de perdre mon mari, mais aussi de voir que nos médecins actuels le condamnes aussi vite.
Oui c'est grave, mais pour autant, tous les organes ne sont pas touchés. Même si je suis envahie par la peur, les pleurs, l'angoisse, y'a une truc en moi qui me dit que c'est pas perdu. Alors pour lui, je me dois de trouver des contacts.
J'espère vous lire très vite avec les informations. Merci d'avance Monsieur
Bonjour Philou29,
Merci de votre message qui me touche beaucoup et me donne de l'espoir.
Pourriez-vous, s'il vous plait, me donner le nom du Professeur et l'endroit du CHU?
Hier, le gastro me téléphone et me dit que mon mari peut me quitter dans un an, qu'on devrait comme il a dit "préparer nos affaires" (c'est lunaire!!) ... max 5 ans pour ce type de cancer !
Je suis terrifiée à l'idée de perdre mon mari, mais aussi de voir que nos médecins actuels le condamnes aussi vite.
Oui c'est grave, mais pour autant, tous les organes ne sont pas touchés. Même si je suis envahie par la peur, les pleurs, l'angoisse, y'a une truc en moi qui me dit que c'est pas perdu. Alors pour lui, je me dois de trouver des contacts.
J'espère vous lire très vite avec les informations. Merci d'avance Monsieur
Bonsoir Vinie, comme Souricette je n'ai pas pu vous répondre hier. Votre lettre de désespoir m'a fait pleurer, et surtout m'a mise en colère. Et cette phrase que vous avez ecrite, je voudrais que l'on se batte avec nous. Vous êtes en droit d'exiger cela, et moi aussi je vous conseille de changer de médecin, avoir un autre avis, car l'empathie n'est pas donner à tous.!!! Si la confiance n'est pas au rdv , il ne faut pas continuer avec. Je vous envoie plein de force, ma force malgré le petite cellule qui me gonfle, bientôt deux ans et une qualité de vie acceptable, alors oui on se bat, on y croit et on ne lâche rien. Je me permets, je vous serre contre mon cœur. 🥊
Bonjour Dadine,
Je viens de voir votre message à l'instant, je n'ai pas mis votre nom sur mon post d'hier, avec mes excuses.
J'espère que vous lirez ce message, je vous remercie de votre soutien de tout mon coeur.
Je vous souhaite le meilleur. Mille mercis
Bonjour tout le monde,
J’espère que vous allez bien.
Je ne sais même pas vraiment par où commencer… J’ai tellement de choses dans la tête et surtout dans le cœur.
Vendredi, mon mari a reçu sa deuxième ligne de chimiothérapie, le protocole FOLFIRI, avec une dose réduite en raison de son bilan hépatique très perturbé.
L’oncologue est venue dans sa chambre pour nous expliquer le nouveau protocole. Elle nous a dit que l’objectif était de freiner la maladie, ou au mieux de la maintenir stable.
C’est moi qui ai demandé : « Est-ce que ce traitement peut aussi réduire les lésions ? Est-ce qu’il peut, malgré tout, faire disparaître la maladie ? »
Je sais qu’il faut nous dire la vérité. Je ne veux pas qu’on nous mente. Mais j’aurais tellement aimé qu’au milieu de cette vérité si difficile, on nous laisse aussi une petite place pour l’espoir… même un tout petit espoir.
Parce qu’aujourd’hui, nous avons surtout le sentiment qu’on nous a déjà condamnés.
Mon mari le ressent aussi. Il a cette impression terrible qu’il n’y a plus d’issue, qu’il faut simplement subir, accepter et devenir fataliste. Et moi, je n’arrive pas à m’y résoudre. Je ne peux pas.
Je suis en colère. Tellement en colère. Et tellement triste.
Je lui ai parlé de la CHIP, d’autres protocoles, d’autres traitements, d’éventuels essais cliniques… J’essaie de chercher des portes, n’importe quelle porte qui pourrait encore s’ouvrir. Mais à chaque fois, j’ai eu l’impression que tout était balayé d’un revers de main. Comme si tout était déjà écrit. Comme si nous n’avions plus le droit d’espérer quelque chose qui sorte du protocole prévu.
Et ça me fait terriblement mal.
La veille, mon mari avait passé une endoscopie et plusieurs lésions auraient été retrouvées au niveau du foie. La maladie semble avoir progressé très rapidement. En seulement 57 jours, son ACE est passé de 16,15 à 55,21.
Entre le PET-scan de fin mai et celui de fin juillet, nous sommes passés de deux lésions au péritoine à plusieurs lésions, avec également des lésions suspectes au niveau de la rate et du foie.
Tout s’accélère tellement vite que j’ai l’impression de ne plus avoir le temps de respirer.
Vendredi soir, je n’ai pas réussi à rester avec toutes ces questions dans ma tête. J’ai appelé l’oncologue pour lui demander ce que signifiaient toutes ces nouvelles lésions.
Elle m’a simplement dit : « Le cancer est agressif. »
Alors je lui ai demandé :
« Mais qu’est-ce que ça veut dire, agressif ? Est-ce que ça veut dire que je serai veuve avant mes 50 ans ? »
Et elle m’a répondu :
« Probablement. »
Je crois que je n’oublierai jamais ce mot.
Probablement.
Comment peut-on entendre ça et continuer à avancer normalement après ?
Je suis rentrée dans une réalité que je n’arrive même pas à accepter. J’ai peur. Une peur viscérale. La peur de perdre l’homme que j’aime. La peur de devenir veuve alors que nous avons encore tellement de choses à vivre ensemble.
Je ne demande pas qu’on nous fasse de fausses promesses. Je sais que la situation est grave. Je sais que la maladie est agressive. Je sais que les choses sont difficiles.
Mais j’aurais besoin qu’on se batte avec nous.
Qu’on nous dise : « Voilà ce qu’on peut tenter. Voilà ce qui existe. Voilà les possibilités, même si elles sont faibles. Voilà les centres à contacter. Voilà les essais cliniques auxquels on peut regarder. »
J’ai besoin qu’on me dise qu’il reste quelque chose à chercher.
Parce que moi, je ne peux pas simplement m’asseoir et attendre.
Je ne peux pas regarder mon mari et me dire que tout est déjà joué.
Je veux me battre pour lui. Je veux chercher. Je veux croire. Même si cet espoir est minuscule, même s’il est fragile, même s’il fait peur.
Je veux pouvoir me dire que nous aurons tout essayé.
Aujourd’hui, je suis anéantie. Je suis en colère, profondément triste, terrifiée… mais malgré tout, au fond de moi, il y a encore cette petite voix qui refuse d’abandonner.
Je ne suis pas prête à condamner mon mari. Et tant qu’il y aura une piste, une possibilité, un essai, une porte entrouverte quelque part, je continuerai à chercher.
Si vous avez des centres, des professionnels qui ne condamnent pas le patient, je veux bien les coordonnées.
A 43 ans, je me refuse d'imaginer ne pas vieillir avec l'homme que j'aime depuis 26 ans. 26 ans d'amour, je refuse que tout s'arrête.
SVP , aidez-moi ...