Bonjour Julie, Je suis la plus jeune d'une fratrie de 11 enfants et je venais d'avoir 31 ans quand ma chère maman nous a quittés, brutalement, même si nous savions qu'elle était gravement malade - le cœur mais à l'époque, ça ne se soignait pas comme maintenant. Je venais d'avoir un bébé quelques mois auparavant et ma seule consolation, c'est d'avoir fait le voyage avec mon tout petit - il avait trois mois - pour qu'elle le connaisse car nous habitions à plus de 600 km. Tout cela pour vous dire à quel point je vous comprends mais pour le moment, votre maman est toujours là. Ne l'enterrez pas avant qu'elle soit morte. Profitez de chaque instant. Vous habitez loin, mais je suppose que vous pouvez la joindre par téléphone, voire par vidéo ? Appelez là le plus souvent que vous pouvez mais sans être pesante. Pour l'après, c'est vrai que c'est difficile à vivre et ma chère maman me manque toujours mais la vie a repris son cours avec ses hauts et ses bas. J'ai eu des moments où j'aurais bien voulu qu'elle soit encore là. Des moments de joie à partager, des moments de chagrin qu'elle n'a pu consoler. Mais la vie continue malgré tout et vois y arriverez quand le moment sera venu. Je vous souhaite tout plein de courage ainsi qu'à votre chère maman
J’ai le cœur en miettes
Je suis sincèrement désolée pour vous. Le cancer est le fléau de notre société… Avant il y avait la peste, le choléra, la phtisie… et nous, on a le cancer (même s'il se soigne quand même mieux, il fait trop de morts et cause trop de chagrin).
Profitez des bons moments que vous pouvez encore avoir ensemble. Je sais que c'est très dur, c'est même très cruel quand on aime tant la personne malade.
Bon courage.
Comment on fait pour vivre après la mort de sa mère ? J’ai 48 ans, maman en a 68 et en août on a découvert qu’elle avait un cancer du pancréas inopérable, 30 nodules aux poumons et une masse au colon. Comme ça… c’est sorti de nulle part… il s’est fait sentir après une séance d’acupuncture. Elle a décidé de ne pas faire de chimio et on la comprend tellement. On sait, sans savoir, que 6 mois ce serait beaucoup et 3 se sont déjà écoulés. Elle a mal mais gère comme une reine, elle a une belle énergie de battante, elle continue de sourire et vivre sa vie comme elle peut. J’ai pas eu la possibilité de pleurer vraiment… je n’arrive pas à lâcher, mais ce soir une conversation avec ma sœur m’a fait imaginer le après, quand elle ne sera plus là, quand je ne la verrais plus jamais, jamais de la vie. Je suis extrêmement triste. Comment on fait après ?! Comment on vit ? Ça n’a ni queue ni tête cette histoire… je vis en Italie, elle en Bretagne. Nous sommes 4 frères et sœurs très liés et très présents pour elle mais ce soir je me sens seule avec ma peine et la partager avec eux ne ferait qu’ajouter du chagrin à chacun.
Voilà j’avais juste envie d’écrire quelques lignes.
Julie